La phase d’exploitation de la centrale.
La durée de vie prévue pour la centrale photovoltaïque est de 40 ans.
Mais quels sont ses impacts sur les parcelles ? Quelles sont les opérations d’entretien courantes ? Et comment est anticipée la fin de vie de la centrale ?
1. La coactivité agricole
Le dimensionnement du projet agrivoltaïque permet que les parcelles agricoles puissent être exploitées sous deux modalités :
· Le pâturage de l’ensemble des surfaces par les ovins, sans aucune difficulté que ce soit dans les inter-rangs ou sous les panneaux et en bordure interne des clôtures. Ainsi la perte de surface agricole utile est réduite à son minimum (pistes lourdes et légères, équipements électriques) ;
· Un entretien mécanique des prairies par le fauchage en cas de conditions climatiques favorables afin de constituer des stocks fourragers : la géométrie de la structure porteuse des tables (mono-pieu et non bi-pieu) et la hauteur de bas de panneau permet un fauchage à l’aplomb des panneaux (4 mètres de large) aussi simple qu’au niveau des intervalles entre les tables (6 mètres de large). Ponctuellement, un broyage pourra être effectué en cas d’apparition de plantes indésirables (notamment autour des pieux), par l’agriculteur lui-même ou par une entreprise paysagère.
Le pâturage reste la voie privilégiée et prioritaire. Mais comme cela se pratique usuellement, l’éleveur gérera l’herbe et les stocks sur pieds comme les autres prairies de son exploitation, afin de valoriser au mieux la biomasse fourragère, compte tenu du cycle de pousse de l’herbe. La coupe en figure 5 illustre le design du site en lien avec sa vocation agricole.
2. Entretien du site solaire
La durée d’exploitation prévue est de 40 ans.
En phase exploitation, l’entretien de l’installation est minimal, les panneaux ne nécessitant pas d’entretien au quotidien. Il consiste essentiellement à :
– Entretenir et débroussailler les chemins d’exploitation et la voie périphérique (zone tampon risque incendie),
– Remplacer les éléments éventuellement défectueux de structure,
– Remplacer ponctuellement les éléments électriques à mesure de leur vieillissement.
Le système de vidéosurveillance qui sera mis en place permettra également de se passer de gardiennage sur la zone. La périodicité d’entretien restera limitée et sera adaptée aux besoins de la zone.
La maîtrise de la végétation se fera au travers de l’activité agricole, pâturage adapté et fauche, un entretien mécanique complémentaire pour gérer les refus (plantes non consommées par les ovins), en cas de conditions climatiques favorables, les haies, la végétation aux abords des clôtures etc.
Aucun produit phytosanitaire ne sera utilisé pour l’entretien du couvert végétal.
Les fossés seront régulièrement entretenus afin de garantir un bon écoulement des eaux pluviales.
L’entretien du site sera planifié de manière à éviter la période de nidification de l’avifaune sachant que le terrain une fois aménagé et clôturé est favorable au développement de cette biodiversité.
3. Entretien des modules
La vie des panneaux photovoltaïques est garantie pour 25 ans. Il s’agit d’une légère perte de capacité au cours du temps et non d’une obsolescence. Ils pourront donc continuer à être utilisés au-delà des 25 ans.
La surélévation des structures et l’utilisation de matériel adapté (exemple : épandeur pour fertilisants organiques qui projettera vers le sol et non sur la hauteur) permettra de fortement limiter les « impacts agricoles » sur les panneaux. Néanmoins, une vérification régulière de la propreté des panneaux est recommandée. Ceci impliquera sans doute un nettoyage un plus fréquent et plus complexe des panneaux que dans le cas d’une centrale solaire « classique ».
Le procédé d’entretien employé ne fera pas appel à des produits nocifs pour l’environnement et privilégiera l’action mécanique de l’eau et des outils de nettoyage.
Deux types de nettoyage pourront être différenciés :
– Nettoyage dit ciblé en minimum d’étapes de la totalité des modules une fois tous les cinq ans (maintenance préventive) afin d’enlever la poussière, les dépôts et salissures,
– Nettoyage dit efficace et au cas par cas si présence de taches ou traces apparentes, à la suite d’un événement exceptionnel.
la fin d’exploitation
1. Démantèlement
Le pétitionnaire s’engage à provisionner un montant minimal, pour le démantèlement de la centrale. Cette enveloppe est provisionnée avant la phase de construction initiale de la centrale.
Le démantèlement en fin d’exploitation se fera en fonction de la future utilisation du terrain.
Ainsi, il est possible qu’à la fin de vie des modules, ceux-ci soient simplement remplacés par de nouveaux modules de dernière génération, ou que la centrale soit reconstruite avec une nouvelle technologie, sous conditions d’une autorisation environnementale.
Dans le scénario envisagé ici, les terres redeviennent vierges de tout aménagement. Les travaux suivants seraient alors réalisés :
– Récupération des modules,
– Démontage et évacuation des structures aluminium et matériels hors-sol,
– Arrachage et évacuation des pieux en acier,
– Déterrage et évacuation des câbles et gaines,
– Démantèlement des postes électriques,
– Enlèvement des pistes et plateformes empierrées,
– Travaux de remodelage du site le cas échéant,
– Suivi par un ingénieur écologue de la phase de revégétalisation,
– Suivi par un agronome de la qualité agronomique des terres agricoles.
Les aménagements utilisés par l’exploitation agricole (exemple : abreuvoirs) pourront être laissés en fonction des nécessités futures au démantèlement de la centrale.
Chaque année d’exploitation, VALECO constituera des garanties financières de démantèlement afin d’assurer un budget dédié au démontage de tous les appareillages et la remise en état du site.
2. Recyclage
L’industrie du photovoltaïque connaît actuellement un fort développement et elle s’est fortement engagée à s’organiser dès aujourd’hui pour anticiper sur le devenir des panneaux lorsqu’ils arriveront en fin de vie, au minimum 25 ans après leur mise en œuvre.
Les sociétés membres de l’association européenne SOREN ont signé conjointement en décembre 2008 une déclaration d’engagement pour la mise en place d’un programme volontaire de reprise et de recyclage des modules photovoltaïques et déchets de panneaux en fin de vie.
L’association SOREN a pour objectif de reprendre 65 % des panneaux installés en Europe depuis 1990 et d’en recycler près de 95 % des déchets.
Concernant les autres équipements comme notamment les onduleurs, la directive européenne n°2002/96/CE (DEEE ou D3E) portant sur les déchets d’équipements électriques et électroniques, a été adoptée au sein de l’union européenne en 2002. Elle oblige depuis 2005 les fabricants d’appareils électroniques, et donc les fabricants d’onduleurs, à réaliser à leurs frais la collecte et le recyclage de leurs produits.
La prise en compte anticipée du devenir des modules et des différents composants de la centrale photovoltaïque en fin de vie permet ainsi :
– De réduire le volume de modules photovoltaïques arrivés en fin de vie,
– D’augmenter la réutilisation de ressources de valeur comme le verre, le silicium et les autres matériaux semi-conducteurs,
– De réduire le temps de retour énergétique des modules et les impacts environnementaux liés à leur fabrication.
Nous restons à votre disposition pour échanger sur le projet par e-mail ou via notre formulaire de contact !
Date de mise à jour : 30 septembre 2025