Sommaire
- Encadrement de l’agrivoltaïsme Se rendre à la page
- Production électrique Se rendre à la page
- Biodiversité Vous êtes ici
- Modalités Agricoles A venir
- Impact sur le territoire et les habitants A venir
3. BIODIVERSITé
Quelles mesures ont été prises pour garantir la préservation de la biodiversité sur le site ? Le projet contribue-t-il à l’amélioration de l’état écologique du site ?
Le projet a été conçu selon la séquence « Éviter – Réduire – Compenser ». L’implantation des équipements a été adaptée afin de préserver les secteurs présentant le plus fort intérêt écologique. Les habitats favorables à la faune et à la flore sont maintenus ou renforcés, et les aménagements prévus (gestion extensive des espaces, maintien des continuités écologiques, clôtures adaptées à la petite faune, etc.) visent à favoriser la biodiversité tout au long de l’exploitation du parc. Les études environnementales concluent à une compatibilité du projet avec les enjeux écologiques identifiés localement.
En plus de produire une énergie renouvelable, le projet prévoit une gestion favorable des milieux naturels : la limitation des interventions, le maintien d’une couverture végétale permanente et des haies, et la mise en place d’une gestion écologique des mares permettent de créer des conditions propices à de nombreuses espèces communes et patrimoniales.
lES 13 recommandations du CNPN sur la qualité des études ONT-elles été respectées ?
Le CNPN (Conseil National pour la Préservation de la Nature) a émis des recommandations dans son autosaisine du 19 juin 2024 « AUTOSAISINE DU CNPN RELATIVE À LA POLITIQUE DE DÉPLOIEMENT DU PHOTOVOLTAÏQUE ET SES IMPACTS SUR LA BIODIVERSITÉ ». Le document est disponible à l’adresse suivante : https://www.avis-biodiversite.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/2024-16_avis_deploiement-photovoltaique-impacts-biodiversite_cnpn_du_19_06_2024_vf.pdf
Les études naturalistes ont été basées sur des inventaires d’états initiaux, qui ont été réalisés sur les années 2023 (parcelles agrivoltaïques) et 2024 (parcelle du poste de raccordement). Il n’a donc pas été possible d’anticiper les recommandations du CNPN.
Dans l’article de blog suivant ont été répertoriés les recommandations du CNPN et les méthodologies utilisées par le bureau d’études ENVOL ENVIRONNEMENT dans le cadre de ce projet : Méthodologie et CNPN
A noter que :
- Le projet n’est pas soumis à demande de dérogation <espèces protégées>.
- Les états initiaux des études faune, flore, habitats ont été réalisées par le bureau d’études ENVOL ENVIRONNEMENT, membre de l’Union Professionnelle du Génie Ecologique (UPGE : https://www.genie-ecologique.fr/annuaire/). L’étude paysagère et l’assemblage de l’étude d’impact a été réalisée par AUDDICE ENVIRONNEMENT. Le volet agronomique a été réalisé par AGROSOLUTIONS. Ces deux derniers sont signataires d’une Charte d’Engagement avec les Services de l’Etat : https://www.ecologie.gouv.fr/politiques-publiques/charte-dengagement-bureaux-detudes#les-signataires-de-la-charte-1
- L’ensemble des inventaires de terrain a bien été réalisé sur les quatre saisons. Les bases de données naturalistes ont été consultées en amont afin de rechercher en priorité les espèces sensibles potentiellement présentes.
- L’étude de la flore a été basée sur les notions d’aire minimale, d’abondance dominance, et de dénomination des habitats EUNIS. Pour les oiseaux, un protocole inspiré de l’IPA (indices ponctuels d’abondance) a été utilisé. Pour les chiroptères, le protocole d’écoutes passives sur points d’écoute a été mis en place (méthodologie de traitement acoustique), et les potentialités de gîtes arboricoles ont été étudiées sur site. Pour les autres taxons, des transects ont été réalisés.
- Chaque taxon a bénéficié d’au moins un passage dédié (dont nocturne pour l’avifaune, chiroptères, amphibiens). En complément, l’équipe de naturalistes a rigoureusement consigné tous les contacts inopinés lors des autres passages de prospections faunistiques.
- Les Compléments demandés par la DDT de l’Orne ne comprenaient pas de demandes de passages complémentaires d’inventaires naturalistes.
- L’Autorité Environnementale (MRAe) a examiné le dossier et rendu un avis délibéré (N°MRAe 2026-13668 du 16 avril 2026). Il n’est pas fait mention de manquements dans les inventaires réalisés. Aucune recommandation ne porte sur un ajout de passages faune ou flore.
L’herbe va-t-elle continuer à pousser sous les panneaux solaires ?
VALECO exploite des centrales solaires écopâturées depuis 2011 (dont l’ancien centre d’enfouissement des Ponts-de-Cé et l’ancienne carrière d’Exideuil visible en illustration de cet article) et pilote trois expérimentations en agrivoltaïsme (sur les communes de Charolles, Champagné-Saint-Hilaire, Marsais).
Il s’est avéré que l’herbe continue toujours de pousser sous les panneaux, même dans le cas des centrales solaires écopâturées, qui pourtant :
- Sont des espaces anciennement industriels remis en état (profondeur de terre moindre par rapport à une parcelle agricole)
- Dont les panneaux sont plus bas que ceux envisagés pour le projet HERBRASOL (80 centimètres contre 1,50 mètre)
- Dont les linéaires de tables photovoltaïques sont également plus rapprochées (2,75 mètres contre plus de 6 mètres)
- Dont les panneaux sont généralement orientés au format « vertical » (2 panneaux superposés en hauteur, avec 1 seul interstice ~ 4 cm pour l’eau de pluie)
Pour le projet agrivoltaïque HERBRASOL, la hauteur bas de panneau et les écartements inter-tables permettront à la lumière de passer plus efficacement. L’orientation des panneaux (format « horizontal » pour 4 panneaux superposés) permettra de laisser passer l’eau de pluie par 3 interstices et garantira une meilleure homogénéité.
Les panneaux solaires vont-ils faire disparaitre les plantes fourragères et apparaître de la mousse ?
Ce ne sont pas les panneaux qui seront responsables de l’apparition de mousses, ce phénomène est lié à d’autres facteurs comme le terrain en lui-même.
Sur les trois expérimentations de VALECO, des études sont en cours pour connaître :
- La dynamique de pousse de l’herbe,
- Le maintien dans le temps des plantes fourragères (notamment, une surveillance accrue de certaines légumineuses comme le trèfle qui serait sensible à l’ombre),
- Les valeurs nutritionnelles (mesure de la Matière Azotée Totale ou MAT, qui ne dépend pas uniquement des légumineuses),
- Le comportement des animaux sous les panneaux (par exemple sur le site de Champagné-Saint-Hilaire, trois hauteurs de panneaux sont en cours de test pour savoir si les bovins ont une préférence).
Les expérimentations de VALECO sont suivies en partenariat avec des acteurs agricoles locaux comme l’INRAE (institut national de recherche agronomique et environnementale), l’IDELE (institut de l’élevage), la Chambre d’Agriculture, les lycées agricoles locaux.
Le projet est-il compatible avec un corridor écologique qui longe l’ex-RN et passe à proximité de la zone ?
Le corridor écologique identifié le long de la route départementale est situé à proximité de la zone de projet, mais ne fait pas l’objet d’une emprise directe. Au regard de l’implantation envisagée et des mesures prévues, le projet n’est pas de nature à créer une rupture de continuité écologique ni à altérer de manière significative les fonctionnalités de déplacement de la faune associées à ce corridor.
Les aménagements projetés maintiennent la perméabilité écologique du site (clôtures mailles 15×15 cm) et ne remettent pas en cause les connexions existantes entre les habitats environnants. Le projet tel que construit, crée et restaure également des milieux favorables à la biodiversité : plantation de haies (500 mètres linéaires), maintien des mares (clôtures pour restreindre l’accès des moutons et permettre un meilleur accueil des amphibiens), création d’une pelouse type « prairie humide » avec plantation de fourrés de saules (sur la parcelle du poste de raccordement).
Le projet présente-t-il des bénéfices environnementaux au-delà de la seule production d’énergie renouvelable ?
Oui. Le projet s’accompagne d’actions de restauration écologique, notamment par la création d’une zone humide fonctionnelle composée de prairies hygrophiles et de fourrés de saules. Ces aménagements contribueront au développement d’habitats favorables à la faune et à la flore locales, renforceront les continuités écologiques du secteur et participeront à l’amélioration de la qualité écologique du site sur le long terme.
La partie clôturée sera-t-elle chassable ? Sinon comment la faune sera-t-elle régulée dans le parc solaire ?
La partie clôturée restera chassable autour mais pas dans l’enceinte du parc ni dans la direction des panneaux, notamment pour des raisons de sécurité et d’intégrité des installations.
Un grillage de 15cm x 15cm permettra à la petite faune de circuler. Nous avons par ailleurs discuté avec des chasseurs qui nous ont fait part de leurs inquiétudes, et nous ont conseillé une hauteur d’1,20 m maximum pour que les cervidés puissent passer au-dessus des clôtures, ce qui est en discussion.
Concernant la régulation des populations animales, celle-ci ne constitue pas un enjeu particulier à ce stade. Les espèces sauvages susceptibles de fréquenter le site conserveront un accès aux milieux naturels environnants. Si des problématiques spécifiques de surpopulation ou de dégâts venaient à être constatées après la mise en service du parc, elles pourraient faire l’objet d’une gestion adaptée, en concertation avec les acteurs locaux concernés (commune, fédération départementale des chasseurs, services de l’État, etc.).
Rendez-vous dans nos prochains articles pour la suite des réponses à vos questions !
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Date de dernière mise à jour : 29 juillet 2026
